.... mais que la porte s'ouvre enfin comme la première page d'un livre ta chambre pleine d'indomptables d'amoureuses coïncidences tristes ou gaies je couperai en tranches le long filet du regard fixe et chaque parole sera un envoûtement pour l'oeil et de page en page mes doigts connaîtront la flore de ton corps et de page en page de ta nuit secrète étude s'éclaircira et de page en page les ailes de ta parole me seront éventails et de page en page des éventails pour chasser la nuit de ta figure et de page en page ta cargaison de paroles au large sera ma guérison et de page en page les années diminueront vers l'impalpable souffle que la tombe aspire déjà Tristan Tzara L'Homme approximatif (extrait) Poésie/ Gallimard
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